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Coupe du monde : ces images de jeunes femmes dans les stades sont générées par IA - Featured image

18 Juin: Coupe du monde : ces images de jeunes femmes dans les stades sont générées par IA

Coupe du monde : ces images de jeunes femmes dans les stades sont générées par IA

Des images de jeunes femmes présentes dans les stades lors des matchs de la Coupe du monde circulent de façon virale sur les réseaux sociaux. Ces vidéos, générées avec de l’intelligence artificielle, se basent sur des stéréotypes de la « femme sexy ». Créés à l’aide de logiciels très accessibles, ces contenus servent des intérêts économiques à travers une industrie basée sur des fausses influenceuses entièrement générées par IA et de contenus pour adultes payants.

© Capture d’écran Instagram

La vidéo d’une supportrice brésilienne, présente au stade lors du match entre le Maroc et le Brésil terminé sur un partage (1-1) ce 14 juin 2026 cumule des millions de vues sur plusieurs plateformes en ligne. Si la scène est devenue virale, c’est notamment en raison du contexte des images. Un homme est filmé, les yeux rivés sur le décolleté de sa voisine : une supportrice qui porte un t-shirt aux couleurs brésiliennes.

Le commentaire en anglais indique : « Eh bien, on dirait qu’on a surpris quelqu’un là. Et maintenant il l’a joue cool après avoir réalisé qu’il était sur le grand écran. Hahaha. Retour à l’action dans ce match à un partout entre le Brésil et le Maroc ».

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Sur Instagram, la vidéo a été reprise par de nombreux comptes, à l’échelle mondiale.

Le 16 juin, un compte francophone dédié au football a publié des captures de la vidéo avec le commentaire suivant : « Un fan brésilien était tellement concentré sur ce qui se passait à côté de lui pendant le match qu’il n’avait pas réalisé que les caméras le diffusaient en direct à l’échelle mondiale. Tout allait bien jusqu’à ce qu’il lève les yeux et se voie sur l’écran géant. La panique sur son visage en disait long : à ce moment-là, il s’est souvenu que des millions de personnes le regardaient. » Cette publication a été « likée » par plus de 5200 personnes.

Ce contenu a notamment été réutilisé par des comptes en espagnol. Un « reel » reprenant la même séquence a cumulé plus de 3,4 millions de « vues » depuis sa mise en ligne le 15 juin. Sur X aussi, la vidéo est devenue virale avec 9,5 millions de « vues ». Au total, ce sont des centaines de publications qui ont été générées à partir de cette vidéo, totalisant des centaines de millions de vues sur Facebook, Reddit ou encore Youtube et TikTok.

Une vidéo générée par IA

En analysant la vidéo virale, plusieurs incohérences apparaissent :

  • Alors que les images défilent, le chrono reste figé à 54 : 19.
  • Le logo de ESPN apparaît à l’image alors que [le match n’a pas été diffusé par cette chaîne](https://www.espn.com/soccer/story/_/id/49026946/fifa-world-cup-2026-brazil-vs-morocco-kickoff-how-watch-stats-team-news).
  • La voix du commentateur est robotique et « métallique », typique des sons générés par les IA génératives.

Nous avons également analysé la vidéo avec le détecteur de vidéos générées à l’aide de l’intelligence artificielle générative, Hive Moderation. Le résultat de l’outil indique « 99,9% de probabilités que le contenu soit un deepfake ou généré par IA ».

© Capture d’écran Hive Moderation / Le détecteur Hive Moderation indique 99,9% de probabilités que le contenu soit un deepfake ou généré par IA.

Le logiciel identifie également que le contenu a très probablement été créé à l’aide du logiciel Seedance 2.0. Cet outil permet, moyennant paiement, de générer une courte vidéo à partir d’une description, un prompt. Il permet aussi de se baser sur une image existante, réelle ou générée par IA, pour fabriquer la vidéo. 

La publication originale est issue du compte d’une fausse « influenceuse »

Parmi les publications analysées, nous avons également retrouvé sur Instagram la vidéo originale. Celle-ci a été publiée le 15 juin 2026 par une utilisatrice appelée « Chiara Cleo ». Ce « reel » a fait à lui seul 36,5 millions de « vues » depuis sa mise en ligne et recueilli plus de 580 mille « J’aime ».

Les autres images affichées sur son profil correspondent au physique de la « supportrice brésilienne » de la vidéo. L’analyse de plusieurs publications indique que cette personne n’existe pas. Toutes les photos et vidéos analysées (Exemples : 1, 2, 3) relèvent la présence de l’utilisation d’outil d’IA générative. Il s’agit d’une « influenceuse IA » : une personne a imaginé cette influenceuse, elle a créée ensuite des comptes sur les réseaux sociaux et alimente ses plateformes à partir de contenus synthétiques.

La majorité des contenus proposés par « Chiara Cleo » la montre légèrement vêtue, se promenant dans des lieux publics ou tenant des propos avec des sous-entendus à caractère ouvertement sexuel. La première « story à la une« , renvoie vers un lien. Il s’agit d’une « page d’atterrissage » qui renvoie ensuite vers une page « fanvue ».

Fanvue est une plateforme de contenus à caractère érotique et sexuel). Comparable à OnlyFans ou MYM, cette plateforme d’abonnement et de monétisation se distingue par l’intégration des outils d’intelligence artificielle et la possibilité de monétiser des contenus via des faux profils et contenus, entièrement générés par IA.

331.000 utilisateurs d’Instagram suivent « Chiara Cleo » et les commentaires en dessous des vidéos indiquent clairement que de nombreux utilisateurs imaginent qu’il s’agit d’une personne réelle.

Un modèle économique basé sur l’utilisation du corps des femmes et de l’IA

Il existe aujourd’hui tout un secteur d’agences qui créent des « influenceuses » entièrement ou partiellement synthétiques. Ces fausses influenceuses animent leurs comptes Instagram et/ou TikTok pour construire une audience, puis monétisent leurs contenus via des plateformes comme Fanvue ou des programmes d’affiliation à des plateformes de caméras en « live ». Elles utilisnet également des outils de redirections de liens pour contourner les mesures de protection mises en place par les plateformes. 

Le cas de « Chiara Cleo » n’est pas unique. Lors de nos recherches, nous avons rencontré des dizaines de vidéos de jeunes femmes présentées dans des stades de la Coupe du monde 2026.

© Capture d’écran réseaux sociaux / Des images de jeunes femmes présentes dans les stades de la Coupe du monde 2026 et générées à l’aide d’IA sont diffusées largement sur les réseaux sociaux.

La tendance de ces images de femmes dans les stades générées par IA a démarré au début de mai 2026.

Cette « trend » née en Corée du Sud a démarré après la diffusion d’une vidéo montrant une jeune femme assistant à un match de baseball, comme l’indique le média « 20 minutes ». La vidéo a rapidement été détectée comme ayant été créé avec de l’IA à l’aide du filigrane « KingAI3.0 » intégré à l’image. Le commentaire l’accompagnant, à savoir « La femme coréenne lambda », a également été dénoncé comme étant sexiste

© Capture d’écran X / Une publication générale par IA publiée sur X le 2 mai 2026 est à l’origine d’une tendance virale sur les réseaux sociaux.

Depuis, les techniques pour recréer ces contenus potentiellement viraux se partagent sur les réseaux. Certains influenceurs vendent même des packs avec les « prompts » et les tuyaux pour recréer ce type de contenus. À l’aide d’outils accessibles au grand public, comme CapCut, il suffit de reprendre une vidéo existante, de fournir l’image d’une personne, réelle ou pas pour ensuite obtenir une vidéo similaire.

Toutes ces vidéos n’ont donc pas forcément été générées à partir de modèles artificiels. Certaines utilisatrices utilisent leurs propres images et l’IA pour se représenter dans un stade afin de montrer leur soutien à leur pays.

L’utilisation et la sexualisation de l’image de la femme, comme présentée dans ces vidéos générée à l’aide de l’IA et l’exploitation commerciale qui en est parfois faite par des hommes, alimentent la question des standards de beauté et l’impact qu’ils peuvent avoir sur la perception que les femmes peuvent avoir d’elles-mêmes, notamment chez les plus jeunes. 

L’histoire virale de cette dame bloquée dans le tuyau d’un parc aquatique est fausse - Featured image

05 Juin: L’histoire virale de cette dame bloquée dans le tuyau d’un parc aquatique est fausse

L’histoire virale de cette dame bloquée dans le tuyau d’un parc aquatique est fausse

La vidéo d’une femme bloquée à l’envers dans le tuyau d’un toboggan d’un parc aquatique a fait des millions de vues depuis sa mise en ligne. L’histoire qui accompagne les images explique qu’elle aurait déjoué la surveillance des lieux mais les faits décrits sont incohérents et n’ont pas de source factuelle. Par ailleurs, les images virales de cette dame en surpoids bloquée et prise en charge par les pompiers ont été générées par de l’intelligence artificielle.

© Capture d’écran Instagram / Capture d’écran d’une vidéo générée par IA montrant une dame bloquée dans le toboggan d’un parc aquatique.

Une dame se retrouve bloquée, la tête à l’envers, dans le tuyau de l’une des attractions d’un parc aquatique. Sur les images, une femme en maillot, visiblement en surpoids, est assistée par un homme habillé et équipé à la manière d’un technicien.

Ces images et l’histoire qui les accompagne sont devenues virales et ont généré des millions de vues en quelques jours.

Faky, la rubrique de fact-checking de la RTBF

Faky, la rubrique de fact-checking de la RTBF

Une vidéo publiée le 25 mai 2026 sur Instagram a dépassé les 4,2 millions de vues depuis sa mise en ligne. Ce « reel » est accompagné d’une légende en anglais qui décrit dans un long texte comment une dame aurait déjoué la sécurité d’un parc aquatique en Floride pour se glisser dans un toboggan, avant d’y rester bloquée la tête à l’envers pour ensuite être assistée par des pompiers et enfin être extraite de la structure. La vidéo montre la femme en détresse et pousser des cris alors qu’un homme tente de lui venir en aide sous le regard des passants.

Sur TikTok les mêmes images sont légendées en français : « Dégouté Tobogan fermé cet aprem Piscine ». La vidéo a accumulé plus de 254.000 vues depuis sa mise en ligne le 27 mai.

Un contenu repris sur plusieurs plateformes, dans plusieurs langues

Une recherche par image inversée permet de constater que ce contenu a été largement repris par d’autres utilisateurs Instagram. C’est le cas notamment de cette publication (1,6 million de vues) par un compte indien en anglais (ici) ou d’autres comptes qui publient en espagnol (ici, ici ou ici avec 625.000 vues pour cet autre « reel »).

D’autres versions existent également sur X avec 2,9 millions de vues pour cette publication qui reprend les images et indique en commentaire : « Si vous avez besoin d’un coup de pouce pour résister au rayon des biscuits, voilà peut-être ce qu’il vous faut. »

Sur Facebook, la version de l’histoire accompagnée des mêmes images se passe cette fois à Marietta, une ville de l’Ohio aux États-Unis. Une différence notable avec les autres vidéos qui évoquent un incident qui se serait produit en Floride.

Une histoire incohérente et sans fondement

L’histoire décrite dans la publication la plus ancienne et la plus virale, publiée par le compte « Thrustwhatyousee », détaille les événements de cette façon, en anglais :

« C’était un après-midi très animé au parc aquatique en Floride. L’endroit résonnait du clapotis de l’eau, des cris des enfants et des sifflets du personnel qui veillait à ce que tout le monde respecte les règles. Le grand toboggan aquatique était l’attraction principale, mais son accès était strictement contrôlé : le personnel se trouvait uniquement en haut, et un seul utilisateur à la fois était autorisé. »

© Capture d’écran Instagram / Capture d’écran d’une publication virale générée par IA.

Dans la description ci-dessus, il est indiqué que les mesures de sécurité précisent que « un seul utilisateur à la fois était autorisé ». C’est bien le cas pour la dame bloquée dans les images présentées en lien, donc il n’y a pas de raison que la dame se soit vu refuser l’accès à l’attraction pour cette raison. Aucun autre élément factuel n’est précisé, comme le nom du parc aquatique concerné ni sa localisation précise.

Par ailleurs, un événement comme celui-là aurait été mentionné par la presse locale, au minimum. Une recherche sur les mot-clés correspondant en anglais à « femme à l’envers dans un toboggan » dans Google actualités ne donne pourtant aucun résultat en lien avec les incidents et les détails de la vidéo.

Des images générées par IA

Plusieurs autres éléments incohérents dans les images indiquent que ces dernières ont été générées par des outils d’intelligence artificielle.

  • La dame n’a pas de maillot de bain au niveau du bas.
  • L’outil utilisé par l’agent semble coller au tuyau mais il est impossible de déterminer s’il rentre dans le tube, ni son utilité.
  • Sur la vidéo, de l’eau coule en bas du tuyau, mais elle ne passe pas autour du corps de la dame et ne s’accumule pas autour de ses épaules et de sa tête, comme on pourrait s’y attendre. Par ailleurs, l’eau qui passe semble ensuite figée.
  • Ni la bouche, ni la tête de la dame ne bougent lorsqu’elle soupire en disant  » Oh, my god ! »,
  • Sa poitrine et son ventre ne bougent pas non plus lorsqu’on entend qu’elle tente de respirer fortement pour reprendre son souffle.
  • Les personnes en bas de l’attraction ont des formes inconsistantes pour des êtres humains

Par ailleurs, l’outil d’analyse des images générées par IA, Hive Moderation, indique un taux de probabilité de 99,9% qu’elle ait été générée à l’aide d’IA et une probabilité élevée que la vidéo ait été générée via l’outil IA de création Seedance 2.0.

© Capture d’écran Hive Moderation / L’outil de détection de contenus générés à l’aide d’IA évalue la vidéo comme étant à 99,9% probablement générée par de l’intelligence artificielle.

Enfin, d’autres versions des images existent, notamment sur Youtube. Dans un « short », la même scène a été réutilisée mais le maillot de la dame a changé de couleur et le monsieur qui lui vient en aide n’est plus équipé à la manière d’un pompier. Preuve que les images sont inauthentiques et manipulées.

© Capture d’écran Youtube (G) / Instagram (D) / Des images générées par IA d’une dame bloquée dans un tuyau circulent sur les réseaux sociaux.

L’histoire de cette dame bloquée dans le tuyau de l’attraction d’un parc aquatique n’a donc aucun fondement factuel. Le récit est construit autour d’images sensationnalistes d’une femme visiblement en surpoids. Le contenu est généré par des outils de création de vidéos à l’aide d’IA. Pourtant, les publications analysées sur les différentes plateformes ne le mentionnent généralement pas.

Ces contenus deviennent potentiellement rapidement viraux et visent à recueillir des likes, des partages et des vues par des utilisateurs sur les réseaux sociaux à des fins pécuniaires.

"Quatre types d’extraterrestres sur terre" : d’où vient l’info diffusée notamment par Fox News et ce visuel qui circule largement - Featured image

04 Juin: « Quatre types d’extraterrestres sur terre » : d’où vient l’info diffusée notamment par Fox News et ce visuel qui circule largement

« Quatre types d’extraterrestres sur terre » : d’où vient l’info diffusée notamment par Fox News et ce visuel qui circule largement

Sur les réseaux sociaux, de nombreux utilisateurs partagent des informations sur l’existence sur terre de quatre types d’extraterrestres : « les Gris », « les Nordiques », « les Insectoïdes » et « les Reptiliens ». Ces publications se basent sur des déclarations non vérifiées d’experts qui travaillent sur les Ovnis et interviennent dans le cadre de la publication récente de nouvelles vidéos d’Ovnis par le Département de la guerre des États-Unis. Des informations diffusées par la chaîne Fox News et un visuel du New York Post sont utilisées pour donner du crédit à cette théorie des « quatre types d’aliens », sans base factuelle à ce stade.

© AARO / Via Department of War of the USA / Capture d’écran issue d’une séquence vidéo d’une durée d’une minute et 46 secondes provenant d’un capteur infrarouge embarqué sur une plateforme militaire américaine en 2013. L’auteur du rapport n’a fourni aucune description orale ou écrite.

La publication le 8 mai dernier de documents sur les objets volants non identifiés par le ministère américain de la Défense a réalimenté les discussions et différentes théories autour de l’existence d’une forme de vie extraterrestre. Ces 158 documents, tenus secrets jusque-là, ont commencé à être publiés sur une page dédiée du site internet du Pentagone.

Ce vendredi 22 mai une nouvelle série de documents a été rendue disponibles dans la rubrique dédiée sur le site de la Défense des États-Unis. Les documents et vidéos y sont en accès libre et téléchargeables par le public. Avec les 64 nouveaux documents publiés ce 22 mai, cela fait un total de 222 fichiers.

Des vidéos d’ovnis aux formes hétérogènes accessibles au grand public

Dans ces documents publiés par le Pentagone, on retrouve des enregistrements audios, des fichiers PDF ou des images issus d’agences comme la Nasa, du FBI ou de la CIA.

Parmi ces fichiers on trouve également des vidéos d’Ovnis (objets volants non identifiés) aux formes très hétérogènes. Ils sont parfois matérialisés sous la forme de boules lumineuses se déplaçant de manière très rapide, ailleurs ils ressemblent d’avantage à une soucoupe volante. Ils ont parfois l’apparence de structures plus complexes, d’une rose des vents ou d’objets survolant la mer.

Les documents sont rendus disponibles accompagnés d’éléments de contexte sur le cadre de leur diffusion.

Exemple de vidéo rendue accessible sur le site dédié du « Department of War »

Dans la description de cette vidéo, on peut lire notamment que l’AARO, soit le « Bureau de résolution des anomalies tous domaines confondus » en français et qui appartient département de la Défense des États-Unis « estime que cette vidéo, dont le titre défini par l’auteur du téléchargement est « 4 UAP Formation Iran 26 août 2022 au-dessus de l’eau [CALLSIGN] », provient probablement d’un capteur infrarouge embarqué à bord d’une plateforme militaire américaine opérant dans la zone de responsabilité du Commandement central des États-Unis en 2022. Un utilisateur a téléchargé cette vidéo sur un réseau classifié en juin 2024″.

Des déclarations de Hal Puthoff issues du podcast « The diary of a CEO »

C’est dans ce contexte, que la chaîne Youtube, « The diary of a CEO » (ndlr : le journal d’un chef d’entreprise, en français) a interrogé un ancien scientifique de la CIA. La vidéo, titrée « un physicien de la CIA prouve que les extraterrestres existent » a dépassé les 3,3 millions de vues sur la plateforme vidéo. « The Diary of a CEO » est un podcast et une chaîne YouTube extrêmement populaires, animés par l’entrepreneur et investisseur britannique Steven Bartlett.

Dans cette vidéo publiée le 14 mai 2026, le Dr Harold Puthoff affirme en lien avec l’évocation de la publication de la « première série de preuves » du 8 mai avec les documents du Pentagone que « les preuves sont absolument claires : il existe une forme de vie dotée d’une technologie avancée ».

Harold Edward Puthoff, appelé aussi Hal Puthoff, est un ingénieur électricien et parapsychologue issu de l’université de Stanford. Il est notamment connu pour ses travaux en physique laser, ses recherches sur la vision à distance et ses théories sur l’énergie du point zéro. L’homme originaire de l’Illinois travaille sur les UAP (Unidentified Anomalous Phenomena, en anglais) ou « Phénomène Aérien Non identifié » (PAN en français), et il a aujourd’hui 89 ans.

© Capture d’écran Youtube

Lors de l’entretien qui inclue aussi Dan Farah, le réalisateur et producteur de documentaire qui affirme notamment que les États cachent l’existence des Ovnis depuis plus de 80 ans, M. Puthoff a déclaré au sujet de l’existence des récupérations d’engins volants non identifiés et des extraterrestres qui auraient été découverts à bord : « Les personnes qui ont été impliquées dans les récupérations ont dit qu’il y a au moins quatre types. Quatre types distincts. »

Il a ensuite précisé : « Maintenant, je n’ai pas eu un accès direct à cela, mais je crois les personnes à qui j’ai parlé — quatre types distincts de vie. »

Les « Gris », les « Nordiques », les « Reptiliens » et les « Insectoïdes »

Sans préciser de quels « types » il s’agirait précisément, des internautes ont fait le rapprochement avec les déclarations d’un confrère de M. Puthoff.

Son ancien collègue de l’AAWSAP (un programme secret de renseignement du département de la Défense américain), le Dr Eric Davis, a effectivement nommé l’an dernier dans un podcast quatre types de formes de vie biologiques qui auraient été extraites des débris d’Ovnis abattus ou écrasés.

Il y aurait, selon lui : « les Gris », « les Nordiques », « les Insectoïdes » et « les Reptiliens ». Lors d’une commission sur les UAP en janvier 2025, il a expliqué que chacune de ces espèces extraterrestres possède deux bras et deux jambes et une apparence humanoïde.

Une information reprise en prime time sur Fox News

© Capture d’écran Instagram / Une publication sur Instagram reprend la théorie des « 4 espèces non humaines », développée par Hal Puthoff.

Lors de l’émission « Jesse Watters Primetime », un talk-show conservateur américain et un programme d’actualité animé par l’animateur et commentateur politique Jesse Watters sur Fox News et diffusé en direct en semaine à 20 heures, l’animateur a invité Dan Farah le 19 mai pour commenter les publications du Pentagone. Il s’agit de l’homme qui a réalisé le documentaire « The Age of Disclosure » et qui accompagnait Hal Puthoff lors du podcast de « The diary of a CEO ».

Lors de cette séquence télévisée en « prime time » sur Fox, Dan Farah a réitéré ses déclarations sur la façon dont les « gouvernements cherchent à cacher la réalité » au sujet des extraterrestres et que « des corps ‘non humains’ appartenant à diverses espèces ont été retrouvés à bord d’ovnis qui se sont écrasés ».

Nous n’avons pas encore vu les preuves

Jesse Watters, au sujet de ces spéculations sur les extraterrestres

Dans l’introduction de la séquence qui n’a pas été publiée par Fox News mais reprise massivement par des internautes, Jesse Watters explique que plus d’un milliard de personnes ont visité le nouveau site du Pentagone qui recense les vidéos d’Ovnis. Il indique aussi : « Des spécialistes d’Ovnis et des chercheurs de haut niveau enquêtent sur les extraterrestres depuis des années. Leurs sources affirment que des dizaines d’Ovnis écrasés ont été récupérés. Et ce qu’ils ont trouvé à l’intérieur est choquant » avant de lancer les déclarations de M. Puthoff sur les « quatre types d’aliens » du podcast.

Il reprend ensuite les quatre types d’aliens nommés par Davis et indique : « Les experts supposent que les Reptiliens ont une peau écailleuse, avec une longue queue comme un lézard, les Insectoïdes ressemblent à une mante religieuse, les Gris ressemblent à l’extraterrestre classique des films et les Nordiques ressemblent à un Suédois ordinaire mais mesurent plus de deux mètres ».

Il ajoute : « Nous n’avons pas encore vu les preuves mais Pete Hesgeth (ndlr : le responsable de la Défense des États-Unis) affirme que davantage de preuves vont arriver. Et il y a beaucoup de personnes qui y croient au Congrès. » Enfin, il évoque un lien entre ces « révélations » et la disparition mystérieuse de plusieurs scientifiques dernièrement aux États-Unis.

Une infographie du New York Post circule massivement sur les réseaux sociaux

La description des « quatre types d’aliens » faites par Jesse Watters se base sur différents récits, notamment sur celles détaillées par Eric Davis. Mais un autre élément alimente les spéculations autour de ces « quatre type d’aliens ».

Il s’agit d’un visuel qui a été repris massivement et qui conceptualise visuellement les spécificités de chacun de ces types.

© Capture d’écran Instagram / Visuel largement partagé sur les réseaux sociaux, créé par un graphiste du New York Post avec la légende : « Les quatre types d’extraterrestres qui auraient été retrouvés dans des ovnis qui se seraient écrasés, selon un ancien chercheur gouvernemental.

Le tabloïd conservateur détenu en grande partie par le milliardaire Rupert Murdoch New York Post a publié un article le 16 mai 2026 intitulé : »‘Quatre espèces extraterrestres ont été extraites d’OVNIS qui se sont écrasés’, affirme un ancien chercheur du gouvernement », basé sur les déclarations de Hal Puthoff.

Pour illustrer ces déclarations, l’article comprend un visuel conceptualisant les caractéristiques physiques des « Insectoïdes, Gris, Reptiliens et Nordiques ». La légende, qui ne circule pas systématiquement dans les publications virales sur les réseaux sociaux indique clairement : « Les quatre types d’extraterrestres qui auraient été retrouvés dans des ovnis qui se seraient écrasés, selon un ancien chercheur gouvernemental financé par la CIA. ».

À l’aide d’IA notamment, il est extrêmement facile d’adapter ces visuels. Ils permettent à des influenceurs de soutenir la théorie qu’il s’agit de faits avérés et vérifiés. Le fait qu’une séquence de Fow News diffusée en prime time se soit fait l’écho de cette théorie des « quatre type d’aliens » permet à ceux qui y croient ou à des utilisateurs à la recherche de sensationnalisme de faire du clic facilement.

Une séquence qui relance l’intérêt sur les questions autour de la vie extraterrestre

Les publications du Pentagone ont relancé l’intérêt et les débats autour de l’existence d’une vie extraterrestre et les observations inexpliquées d’Ovnis.

Le département de la Guerre des États-Unis explique notamment qu’il y a un enjeu politique derrière la mise à disposition au public de ces documents : « Alors que les gouvernements précédents cherchaient à discréditer ou à dissuader le peuple américain, le président Trump s’attache à offrir une transparence maximale au public, qui peut ainsi se forger sa propre opinion sur les informations contenues dans ces dossiers. »

De nombreuses personnes estiment que les possibilités d’une vie extraterrestre sont bien réelles. L’ancien président démocrate Barack Obama a notamment affirmé que « d’un point de vue statistique, il y a de fortes chances qu’il y ait de la vie ailleurs, mais il n’a trouvé » aucune preuve « de cela pendant son mandat. » À ce stade les documents publiés par le Pentagone n’ont pas permis d’éclaircir la provenance ou l’origine de ces Ovnis. Les déclarations sur les « quatre type d’extraterrestres » restent également de la pure spéculation, faute de preuve tangible.

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