Depuis la polémique suscitée par l’euthanasie demandée par une jeune femme paraplégique en Espagne fin mars, les réseaux sociaux sont inondés de publications mêlant affirmations infondées et images décontextualisées. Ces contenus trompeurs ont alimenté la désinformation autour de l’aide à mourir de Noelia Castillo. L’AFP en a vérifié plusieurs.
Sante
Les idées masculinistes sont de plus en plus diffusées dans la société, en particulier auprès des jeunes via les réseaux sociaux, selon un rapport publié début 2026 par le Haut Conseil à l’Egalité (HCE). Depuis plusieurs mois, sur TikTok, de nombreux internautes et influenceurs de cette mouvance appellent les hommes à ne plus boire l’eau du robinet, prétendant qu’elle contient des hormones féminines, des oestrogènes, qui peuvent selon eux « perturber la testostérone naturelle des hommes ». Mais c’est infondé : cette eau est filtrée et traitée pour éliminer diverses pollutions avant d’être consommée, un processus auquel n’échappent pas les oestrogènes, comme l’ont expliqué plusieurs chercheurs à l’AFP.
Copyright: (C)RTBF Radio, Television Belge Francophone, plus d’infos: https://www.rtbf.be/cgu/ Author(s): Par Grégoire Ryckmans avec Ellen Debackere et Bram Vandendriessche de…
Sur les réseaux sociaux, de nombreux influenceurs et « coachs » évoquent le microbiote intestinal, un écosystème complexe de micro-organismes dont le rôle sur la santé globale fait l’objet de recherches scientifiques. De nombreuses vidéos alertent notamment sur les signes d’un microbiote déséquilibré et recommandent de réaliser des tests de « dosage » avant de « prescrire » des cures de compléments alimentaires. Cependant, les experts préconisent de se méfier de ces raccourcis: le microbiote intestinal reste avant tout un sujet de recherche. Ils dénoncent d’ailleurs l’inutilité des tests vantés qui ne permettent pas d’établir de diagnostic ni de faire des recommandations.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux influenceurs et pseudo-coachs ont dans leurs viseurs le cortisol, l’hormone du stress, affirmant que son dérèglement serait responsable d’un tas de maux allant de la fatigue à l’anxiété, en passant par la prise de poids, résumés sous le terme de « fatigue surrénalienne ». Ces internautes cherchent souvent à vendre des programmes alimentaires personnalisés, des compléments alimentaires ou poussent même à réaliser des tests en dehors du circuit médical classique. Mais la « fatigue surrénalienne » n’existe pas, assurent des experts, dénonçant des discours mercantiles.
Copyright: (C)RTBF Radio, Television Belge Francophone, plus d’infos: https://www.rtbf.be/cgu/ Author(s): Par Guillaume Woelfle, Grégoire Ryckmans, Jean-François Noulet, Clémence Dath et…
Le chercheur danois Poul Thorsen, accusé d’avoir détourné des fonds accordés par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) américains, a été arrêté en juin 2025. Depuis plusieurs semaines, des publications sur les réseaux sociaux affirment que son arrestation invalide un article dont il est co-auteur et qui démontre l’absence de lien entre le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR), et l’autisme. Mais c’est faux: les conclusions de cette étude ne sont pas remises en cause, affirment des experts interrogés par l’AFP, et de nombreuses études ultérieures ont systématiquement montré que l’autisme n’était pas causé par les vaccins.
Les causes de la démence – une maladie chronique qui touche environ 1,2 million de personnes en France – sont encore mal connues. Sur les réseaux sociaux, des utilisateurs partagent une vidéo qui avance que les médicaments contre l’excès de cholestérol peuvent augmenter le risque d’Alzheimer. C’est faux. La recherche scientifique a montré, au contraire, qu’une réduction durable du taux de cholestérol pourrait contribuer à réduire le risque de maladies comme celle d’Alzheimer, la forme la plus courante de démence, comme l’ont également expliqué des experts interrogés par l’AFP.
Allant à l’encontre du consensus scientifique, le président américain Donald Trump a fortement déconseillé, le 22 septembre, le paracétamol aux femmes enceintes, l’associant à un risque d’autisme élevé pour les enfants. Mais l’OMS, les autorités sanitaires et sociétés savantes de nombreux pays ont très vite réagi pour dénoncer ces propos, réaffirmant qu’il n’existe pas de lien avéré entre le paracétamol et l’autisme. De plus, l’étude régulièrement citée par des membres de l’administration Trump comporte de nombreuses limites et ne remet pas en cause les résultats des études précédentes.
Se scotcher la bouche pour dormir, n’avaler aucun liquide avant d’aller au lit, mais se gaver de kiwis: des influenceurs qui se présentent comme conseillers en « optimisation du sommeil » – une tendance connue sous le nom de « sleepmaxxing » – inondent les réseaux sociaux de vidéos de leurs prétendus conseils. Sans aucune preuve scientifique de leur efficacité, dénoncent des experts.